C’est tout un choc d’arriver en Afrique. Au moment de descendre de l’avion, une bouffée d’air humide et dense nous envahit, nous frappe de plein fouet. Les masses d’air grises sont agitées au-dessus de nous, c’est la saison des pluies. Nous avons retrouvé Caroline et Fançois, le directeur de l’ADÉTOP, notre partenaire local. Nous nous empilons ensuite dans une camionnette d’une autre époque qui s’ébranle dans la soirée qui vient de commencer au Togo. Se mette alors a défiler des images irréelles. Une nuée de motocyclettes nous entourent et nous dépassent dans une anarchie fonctionnelle. Des vapeurs de diesel envahissent l’espace dans un brouillard bleu.
Sous nos yeux, la lueur du soir laisse transparaître une vie fourmillante : chaque parcelle sur le bord de la route est occupée par une table, un kiosque qui vend une petite bouffe, quelques bricoles. Les femmes font la cuisine, allument des feux. Tous les gens sont dans la rue, l’occupent, en prennent possession : une énergie pure qui défile, une bouffée d’humanité crue.
Après avoir affronté les routes de terres qui nous rien a envier a nos célèbres routes québécoises, nous arrivons finalement chez les frères du Sacré Coeur. L’endroit est étonnamment confortable , mieux que lors de notre formation en Beauce. Notre souper était d’ailleurs fort agréable, marqué par la musique qui émanait d’une fête voisine.
J’ai l’impression en ce moment de regarder un film noir et blanc et muet : a mesure que je m’empreigne de l’endroit, les couleurs commencent et les sons commencent a se dévoiler dans toute leur différence et leur beauté.
Du 23 mai au 1er août, je serai au Togo, en Afrique de l'Ouest, pour un stage en développement durable organisé par Oxfam Québec.
mai 25th, 2008 at 11:14
Quel poète ce Phil!